Communication orale et écrite en français - Grado en Lenguas Modernas y sus Literaturas - 2012/2013

Notre espace de communication pour élargir nos voies d'apprentissage dans la classe de français.Ce blog est conçu comme un espace ouvert à la créativité et à toutes les activités qui favorisent un meilleur apprentissage des contenus de notre cours.

12 avril 2013

LES FEMMES DU 6ÈME - MON COMNENTAIRE À PROPOS DU FILM - Inés del Campo

Les femmes du 6e étage

1) trame du film.

Dans les années 60, en fuyant la dictature de Franco, de nombreuses femmes partent à Paris pour travailler comme bonnes. Nous voyons ici l'histoire d'un groupe d'Espagnoles, toutes bonnes pour des patrons français du même immeuble, et qui habitent au 6e étage sans ascenseur, déstiné à elles. Le 6e étage est petit, les chambres le sont également et les toilettes sont comunes. Il n'y a pas de douche, sinon un robinet pour toutes. En particulier, nous voyons la vie de María, la dernière espagnole arrivée dans l'immeuble. María est jeune et belle, et un couple de français l'embauche comme bonne après la démission de leur antérieure bonne française, qui se sentait mal aimée. María et son patron se lient d'une étrange amitié qui se transformera en amour, et qui changera pour toujours son patron : celui-ci commence à vouloir comprendre ses femmes, qui vont à la messe tout les dimanches et qui travaillent plus que n'importe qui et qui exigent bien moins. Ceci le poussera à aider toutes ces espagnoles qui deviendrons ses amies. Son patron travaillait en bourse, et sa routine le faisait se sentir complètement mort, et pour cette raison, et à cause de certains malentendus avec sa femme, qui au lieu de craindre la pauvre María craint une riche femme qu'il connaît ; son patron démenage au 6e étage, et découvre pour la première fois l'envie de vivre. Mais tant de bonheur doit finir : María avait un enfant en Espagne, et ne savait pas où il était, et un jour elle le découvre et retourne en Espagne, sans dire un mot à son patron. Celui-ci, rongé par la peine, divorce de sa femme, pour laquelle il ne sent plus rien, et dix ans plus tard, il voyage en Espagne à la recherche de toutes ses amies espagnoles, mais surtout de María.

2) Mots ou expressions incomprises.

À vrai dire, les seules expressions que je n'ai pas bien comprises sont celles relationnées à la bourse : actions, obligations... le reste ne m'a pas posé de problème.

3) Trois situations qui ont attiré mon attention.

J'ai trouvé interessant les moment où la patronne de María lui racontait les journées de folle qu'elle avait, qu'elle était absolument épuisée alors que tout ce qu'elle faisait c'était aller chez le coiffeur, boire un verre avec ses amies ou aller à des vernissages. María, elle, avait bien plus de raisons de se plaindre, mais elle ne disait rien, elle souffrait en silence.

Ensuite, le moment où le patron démenage au 6e étage m'a paru intéressant, puisque cet homme se sentait beaucoup mieu seul dans sa toute petite chambre et partageant les toilettes qu'étant dans son grand appartement de luxe où il n'avait pas l'impression de vivre.

Pour finir, le moment où l'une des espagnoles va se marier avec un coiffeur parisien. Elle dit qu'elle ne sera plus jamais bonne, et à l'instant suivant, elle dit qu'elle repassera les blouses, lavera le local, fera la poussière... En résumé, sans s'en rendre compte, elle continuera à être bonne même une fois mariée avec un Français.

4) Information sur l'émigration espagnole en France dans les années 60.

Entre 1939 et 1945, étape de la seconde Guerre Mondiale et de la guerre civile espagnole, de nombreux Espagnols partent vivre en France. La situation s'accentue avec l'après guerre, dans les années 60 surtout, où bien plus de femmes émigrent en quête d'un meilleur salaire, de quoi nourrir leurs familles restées en Espagne. Toutes ces femmes, qui parlent parfois un peu le français mais parfois pas du tout, se présentent souvent comme des bonnes, et logent dans les combles des grands édifices, dans des situations précaires.
Actuellement, les Espagnols, hommes et femmes, émigrent également, mais ils ont des études, parfois supérieures. Ils ne cherchent plus à vivre exploités et dans la précarité, sinon qu'ils aspirent au confort et a obtenir un travail qu'ils ne trouvent pas en Espagne. Ils vivent dans des appartements à Paris, Berlin, Rome... Souvent seuls, et avec tout le confort qu'ils veulent. Cette géneration d'émigrants est donc bien différente de celle des années 60.

Posté par juanfrance à 10:46 - Del Campo Melo, Inés - Commentaires [1] - Permalien [#]
Nuage de mots :

Commentaires sur LES FEMMES DU 6ÈME - MON COMNENTAIRE À PROPOS DU FILM - Inés del Campo

    Merci, Inés. C'est très bien ton commentaire. Je me suis permis de le poster dans la blogue.
    Juan
    Ton Prof.

    Posté par juanfrance, 12 avril 2013 à 17:57 | | Répondre
Nouveau commentaire